Photo de la place du village avec la pyramide et l'église en fond

Village

ALAN pourrait trouver son origine soit du latin Alanum, soit d’un des toponymes en relation avec le passage des Alains (peuple caucasien) au Vè siècle.

Piscine gallo-romaine de Montoulieu

La fondation du village date vraisemblablement de la période gallo-romaine. La villa gallo-romaine retrouvée à Montoulieu, près d’Alan, atteste de la présence romaine. En 1957, des agriculteurs découvrirent une piscine gallo-romaine près de l’emplacement de la villa.

Un autel votif dédié à la déesse topique Laha porte ainsi la dédicace en latin du pérégrin Severinus. Un premier village se serait développé autour du lieu-dit Saint-Pé.

Au XIIIe siècle, la sauveté est remaniée en bastide par Eustache de Beaumarchais. Elle est pourvue de coutumes par l’évêque de Comminges Bertrand de Miramont. Cette transformation permet la construction d’un village fortifié destiné à favoriser le peuplement. Les troubles engendrés par la guerre de Cent Ans, les guerres féodales ne prennent fin qu’en 1490 avec l’annexion du Comté de Comminges à la couronne. Une période de prospérité et d’extension commence sous la direction des ecclésiastiques. Alan affirme son rôle de petite capitale spirituelle tandis qu’Aurignac représente le pouvoir politique. Les évêques, quant à eux, résident à Alan l’hiver dans le palais. Ce sont eux qui vont gérer la vie de la bastide jusqu’à la Révolution.

Dans la seconde moitié du XVe siècle, l’un d’entre eux, ayant un goût prononcé pour les belles choses, y apporta quelques modifications. Il fit bâtir la tour d’angle et son grand escalier, ainsi que la porte en ogive du tympan de la vache. D’autres évêques y ajouteront encore leur touche personnelle. Les évêques ne se sont pas uniquement souciés de l’esthétisme du village, ils se sont aussi préoccupés du sort et de la santé de ses habitants, le plus souvent bien isolés.

Façade de la Palais des Evêques avec "La Vache"

Aussi au XVIIIe siècle, l’évêque Gabriel Olivier de Lubière de Bouchet décide de fonder avec ses propres ressources un hôpital près de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette, lieu de fréquents pèlerinages et offrandes.

Plan des constructions d'avant l'An 1800

Ces documents permettent de visualer la configuration du village avant 1800 et de la section A du plan cadastral de Alan en 1820. Le plan de droite présente un agrandissement de l’emplacement du centre village. La bastide construite au XIIIè siècle correspond à la partie orientale de la commune qui s’étire sur une croupe rocheuse d’ouest en est. Marqués en bleu, les fossés ressortent légèrement au sud et sur une courte distance à l’ouest, derrière le Palais des Evêques. Ils apparaissent bien conservés à l’est et au nord, tronçon comblé dans la seconde moitié du XXè siècle pour des raisons de salubrité. Les rues traversières se coupent à angle droit. Côté sud, l’eglise et la halle sont représentées en grisé. La partie centrale, la plus ancienne, se poursuit au nord par le Palais des Evêques, qui est agrandi au XVIIIè siècle par des communs, des écuries et une orangerie. Cette extension se fait vers l’ouest, zone où l’habitat se développe dès le XVIIè siècle.

Carrière d'Alan

La Révolution met un terme à ce fonctionnement. À partir de 1881, la commune est marquée par l’exode rural. L’activité économique repose essentiellement sur l’agriculture et l’artisanat. L’exploitation des gisements de gaz de Latoue et d’Aulon apporte un nouvel espoir après la Seconde Guerre mondiale, mais la population continue de décroître. Depuis les années 1990, la proximité de la métropole toulousaine et l’intérêt suscité par le patrimoine architectural d’Alan attirent de nouveaux habitants et offrent de nouvelles perspectives. Aujourd’hui, Alan tire profit de la vente de cailloux. La carrière est exploitée par la Société Gaïa située à Aurignac.

Présentation du patrimoine

Portail du Palais des Evêques

Palais des Evèques

La "Vache d'Alan"

La "Vache d'Alan"

Cette porte monumentale daterait de 1764 lorsque l’évéché a décidé de reconstruire le palais. Le Palais des Evêques est aujourd’hui une demeure privée. Sur le portail d’entrée de la tour octogonale, nous pouvons admirer la “Vache d’Alan”, l’animal porte le blason de Jean de Foix, Evêque du Comminges.

Chapelle Notre-Dame de Lorette

Chapelle Notre-Dame de Lorette

Présentation Notre-Dame de Lorette
Pyramide située au centre de la place

Pyramide

Dans le registre des délibérations de 1813, le Maire évoque le souhait des Alanais de voir édifier un monument consacré à la religion catholique. Il propose de se servir de la carrière Saint-Joseph et définit la construction “un plan figuratif d’une pyramide supportée d’un piedestal posé sur 3 marches au haut de laquelle doit être placée une croix en fer”. La jouissance de la carrière leur est accordée pour obtenir un meilleur prix. Par la suite, une croix pattée a été mise en place au sommet de la pyramide.

Porte de Benque

Porte de Benque

Archère de la Porte de Benque

Archère Porte de Benque

Datant du 14è siècle, elle se situait au centre du rempart nord. Cette porte est constituée d’un arc ogival surmonté d’un blason martelé à la Révolution. Un pont-levis permettait de franchir le fossé. Le mur d’enceinte est postérieur à la fondation de la bastide. Son archère en croix pattée est considérée comme la plus efficace. Elle permettait le tir de plein fouet  et le tir à la volée.

Maison de la Tour Barbacane

Maison de la Tour Barbacane

Tour Barbacane

Tour Barbacane

Datant du XIVè siècle, la tour est intégrée à une maison d’habitation. Cette tour barbacane était placée en aval du pont-levis qui permettait d’accéder à la bastide par la porte de Benque. Elle faisait partie du système défensif de la bastide.

Lavoir "Fontaine de l'Agadie"

Lavoir "Fontaine de l'Agadie"

Dès 1814, Monsieur Montoussé, Maire de la commune, propose à ses conseillers de délibérer pour que la Fontaine de l’Agadie soit réparée et entourée de murailles à chaux et sable de façon à ce qu’elle puisse  servir à l’usage des habitants. Lieu de rencontre et d’échange d’informations, le lavoir joue un rôle social. Situé au pied de la butte, il est excentré et placé à mi-chemin entre le village et les hameaux de Labarthère, de Lorette et du Cassé.

Ancienne faïencerie Pomeyrol

Ancienne Faïencerie : Maison Pomeyrol

A la fin du 19ème siècle, après avoir fait fortune en Amérique du Sud, un membre de la Famille Pomeyrol décide à son retour de se lancer dans la fabrication de faïence. Il construit alors un bâtiment dans le prolongement de sa maison pour mettre en place cette activité. La charpente est construite par un compagnon charpentier du village. Malgré l’ouverture d’une petite surface de vente dans la maison d’habitation où il était proposé des pots, des carreaux, l’activité fut de courte durée.

Porte Maison Montoussé

Porte Maison Montoussé

Tour Montoussé

Tour Montoussé

D’inspiration classique, la porte d’entrée orne la façade de la maison d’un notable. Elle est située dans la partie construite au 17è siècle. On peut découvrir la Tour depuis la rue située avant la maison. En 1874, la famille fait don à l’Eglise d’une reconstitution monumentale de la grotte de Lourdes, dans un style rococo. Elle est placée dans la Chapelle de la Vierge.

Croix pattée ou croix chrétienne

Croix pattée ou croix chrétienne

Verso de la croix

Verso de la croix

Alan compte 22 croix pattées datant du 13è au 16è siècle. 19 se trouvent au cimetière. La croix exposée au recto montre une étoile à cinq branches, chiffre représentant la connaissance, l’accomplissement et la puisssance. Au verso, on découvre un soc que devait accompagner le bâton du laboureur.

Porte rue Fonicarde

Porte rue Fonicarde

Gros plan sur un des décors de la porte

Gros plan d'un des décors

Cette porte se trouve à l’entrée d’une maison située rue Fonicarde. Elle date de la fin du 19è ou du début du 20è siècle. Elle montre la qualité du travail des artisans alanais à cette époque. Un forgeron et un ébéniste ont d’ailleurs été choisis pour participer à la décoration de l’église N-D de Bachas.

Porte de Marignac

Porte de Marignac-Laspeyres

Maisons à colombage

Maisons à colombage

Cette porte conduit à la route de Marignac-Laspeyres et au chemin de ronde extérieur.

Elle est bordée de maisons à colombage datant du 14è ou du 15è siècle. Son profil en anse de panier suggère une restauration au 16è ou 17è siècle.

Maison Goutelongue

Maison Goutelongue

Datant de 1671, cette maison appartenait à une famille très ancienne d’Alan. Certains membres occupaient de hautes fonctions entre le XVIIè et le XIXè siècle. Ils exerçaient la charge de procureur du roi en sa châtellerie d’Aurignac, établie par le souverrain le 9 décembre 1454 pour rendre justice en son nom. Ils sont égalemement consuls, puis maires de la commune. Le fils de Marie Goutelongue devient général d’empire et s’illustre dans toutes les campagnes napoléoniennes.

Fossé côté église

Fossé côté église

Fossé côté Porte de Marignac

Des fossés qui entouraient le village au XIIIè siècle, aujourd’hui, il ne reste plus que celui situé au sud, proche de l’église, et se termine à la Porte de Marignac. Au XXè sicèle, le tronçon qui se trouvait à l’est et au nord a été comblé pour des raisons de salubrité.

Acte de décès : Evêque

Évêque : acte de décès

Inscription sur acte de décès Evêque

Le décès des Evêques dans le Palais épiscopal a toujours été un événement. Leurs corps étaient exposés 2 ou 3 jours, puis ils étaient acheminés vers la Cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges.

Les archives communales gardent les actes de décès des Evèques comme celui présenté au recto écrit en latin de Carolus-Antonius-gabriel d’Osmond, décédé le 24 novembre 1766 et sur lequel on peut lire : “in castro nostro episcopali de Alano”.

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